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Cathédrale Sainte-Croix
Edification d'une nouvelle cathédrale sous les CapétiensLa seconde cathédrale qui succéda à celle que l'on attribuait à Saint-Euverte,
échappa par miracle aux coups
des Normands, mais fut ensuite détruite par un incendie. La troisième
cathédrale commencée au Xe siècle, continuée au XIe
par l'évêque Arnould II
et achevée au XIIe, était une des plus vastes de France :
elle comptait des doubles collatéraux, un choeur surélevé à la manière
de Saint-Benoist qu'entourait un déambulatoir agrémenté d'alvéoles,
et une belle façade appuyée par deux tours. Mais, construite sans doute
trop rapidement, elle menaça ruine au bout de 200 ans. Au début du XVIe siècle, la cathédrale, commencée deux cents ans auparavant par Robert de Courtenay, est presque achevée. En 1512, une grosse boule dorée surmontée d'une croix est hissée sur le clocher qui vient d'être élevé au-dessus de la croisée des nefs. Dans les années qui suivent, le raccord avec le transept roman est terminé; quatre travées neuves permettent à la nef d'atteindre le portail qui s'encastre entre ses deux vieilles tours. 24 février 1568 : les réformés font sauter la cathédraleEn 1567, débute la deuxième guerre de religion, et Orléans est à nouveau occupée par les protestants qui s'acharnent bientôt sur les églises. Déplorant ces excès, Condé à la tête des protestants fait murer les portes de la cathédrale pour éviter de nouveaux saccages. Cependant, un petit groupe de huguenots fanatiques, déçus de voir Condé prêt à traiter avec les catholiques, s'introduisent dans la cathédrale dans la nuit du 23 au 24 février 1568 et la font sauter. Les piliers s'effondrent, entraînant le clocher, la sphère de cuivre le surmontant, les voûtes du choeur, et la nef. Seules restent intactes les chapelles rayonnant autour du choeur, ainsi que les deux premières travées de la grande nef. La réédification de la cathédraleL'organisation d'un jubilé à partir de novembre 1600 permet de réunir
les fonds nécessaires. Entre 1822 et 1829, le parvis est couvert sur toute sa largeur par un perron monumental et la terrasse supérieure dallée. En 1854, le clocher qui s'inclinait de façon inquiétante, est démoli puis reconstruit, et enfin inauguré en 1858. En 1859, Mgr Dupanloup fait placer dans la
cathédrale les vitraux du choeur, oeuvre de Lobin. |
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Dernière modification le 28 juin 2003