Cathédrale Sainte-Croix

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Edification d'une nouvelle cathédrale sous les Capétiens

La seconde cathédrale qui succéda à celle que l'on attribuait à Saint-Euverte, échappa par miracle aux coups des Normands, mais fut ensuite détruite par un incendie. La troisième cathédrale commencée au Xe siècle,  continuée au XIe par l'évêque Arnould II et achevée au XIIe, était une des plus vastes de France : elle comptait des doubles collatéraux, un choeur surélevé à la manière de Saint-Benoist qu'entourait un déambulatoir agrémenté d'alvéoles, et une belle façade appuyée par deux tours. Mais, construite sans doute trop rapidement, elle menaça ruine au bout de 200 ans.
En 1278, l'évêque Robert de Courtenay, décida au lieu de la restaurer, d'édifier une autre église dans le style nouveau qui fleurissait en France. En 1287, son successeur, Gille Pasté, posait la première pierre. La nouvelle cathédrale comportait un choeur gothique soutenu par de magnifiques arcs-boutants. Ce choeur fut complété par des chapelles absidales à la fin du XIIIe siècle et par des chapelles latérales au cours du XIVe.

Au début du XVIe siècle, la cathédrale, commencée deux cents ans auparavant par Robert de Courtenay, est presque achevée. En 1512, une grosse boule dorée surmontée d'une croix est hissée sur le clocher qui vient d'être élevé au-dessus de la croisée des nefs. Dans les années qui suivent, le raccord avec le transept roman est terminé; quatre travées neuves permettent à la nef d'atteindre le portail qui s'encastre entre ses deux vieilles tours.

24 février 1568 : les réformés font sauter la cathédrale

En 1567, débute la deuxième guerre de religion, et Orléans est à nouveau occupée par les protestants qui s'acharnent bientôt sur les églises. Déplorant ces excès, Condé à la tête des protestants fait murer les portes de la cathédrale pour éviter de nouveaux saccages. Cependant, un petit groupe de huguenots fanatiques, déçus de voir Condé prêt à traiter avec les catholiques, s'introduisent dans la cathédrale dans la nuit du 23 au 24 février 1568 et la font sauter. Les piliers s'effondrent, entraînant le clocher, la sphère de cuivre le surmontant, les voûtes du choeur, et la nef. Seules restent intactes les chapelles rayonnant autour du choeur, ainsi que les deux premières travées de la grande nef.

La réédification de la cathédrale

L'organisation d'un jubilé à partir de novembre 1600 permet de réunir les fonds nécessaires.
Le 18 avril 1601, le roi Henri IV pose la première pierre de la nouvelle cathédrale. A la fin de son règne, l'ossature (grand corps) est terminée, et entre 1615 et 1620 il est recouvert d'un comble dans lequel un espace vide est réservé pour le clocher.
La construction du choeur débute alors. Il est terminé et vitré en 1623.
De 1627 à 1636, on édifie le transept.
Vers 1643, l'aile nord est terminé et on commence la construction du clocher, par une lourde flèche surnommée la pyramide.
En 1690, l'aile sud est terminée et la cathédrale semble terminée, mais les travaux doivent continuer car la pyramide ne tient pas et doit être démolie. La construction du nouveau clocher commence à la fin du règne de Louis XIV et se termine en 1723.
En 1739, commence l'édification du portail monumental surmonté des deux tours, prolongement de la grande nef. La façade, jusqu'à la base des tours, est terminée en 1773. Les deux premiers étages des tours sont construits durant les dix années suivantes, alors qu'il faut renforcer le portail qui menace de s'effondrer. On peut ensuite s'occuper du troisième étage, constitué d'une couronne aérienne surmontée d'un ange à chaque coin

Entre 1822 et 1829, le parvis est couvert sur toute sa largeur par un perron monumental et la terrasse supérieure dallée.

En 1854, le clocher qui s'inclinait de façon inquiétante, est démoli puis reconstruit, et enfin inauguré en 1858.

En 1859, Mgr Dupanloup fait placer dans la cathédrale les vitraux du choeur, oeuvre de Lobin.